L’IMPRESSION 3D OU LA CULTURE DU PROTOTYPAGE RAPIDE CHEZ BP DESIGN


Impression 3D et prototypage rapide : une conception design produit very smart.

L’ impression 3D constitue le véritable ADN de BP Design. Du prototypage rapide à la maquette fonctionnelle et esthétique, cette technologie innovante est aujourd’hui pleinement ancrée dans le processus innovant de conception et de développement produit de l’agence.

Mais pourquoi intégrer cette technologie en agence de design produit ? Pour quel usage et pour quel avantage client ? Quelles compétences requiert-elle en interne ?

Entre innovation, design d’usage et tendances marché, Anselmo PANUNZIO (designer manager et co-gérant de BP Design) revient sur l’emploi de cette technologie-star de pointe.

 

 

Anselmo, en tant que designer, pourquoi avoir fait le choix d’investir dans une imprimante 3D ?

« J’ai toujours pensé que l’impression 3D apporterait une évolution dans le design car grâce à cette technologie, on peut faire des ajustements rapides au fur et à mesure sur des maquettes physiques.

Parallèlement, je pense que le designer d’aujourd’hui ne présente plus simplement des croquis. Nous devons présenter aussi des maquettes techniques et faisables.

Pour moi, cela implique de travailler en interne avec l’impression 3D, et du même coup de maîtriser les logiciels de conception technique (CAO).

Aujourd’hui cet investissement est largement bénéfique pour BP Design. L’ impression 3D constitue notre ADN »

 

Qu’est-ce-que l’impression 3D apporte concrètement à BP Design ?

« Dans le design, l’imprimante 3D permet de tester directement les volumes créés, les formes et les surfaces. Plus que ça, elle permet de tester l’ergonomie et la préhension globale de l’objet ou de la pièce.

L’ impression 3D nous donne ainsi de la rapidité dans la conception en ergonomisant littéralement le processus de développement produit. Cela nous permet de matérialiser et de tester facilement les créations produit pour nos clients.

Je peux par exemple rapidement imprimer une pièce ou un prototype à partir d’une esquisse et tester sa fonctionnalité, son usage, et en le confrontant notamment à son environnement final au travers de mises en situation ou de focus group.

D’ailleurs notre processus de conception s’apparente de très près au design thinking qui repose également sur les besoins utilisateurs ou UX design, ainsi que sur la culture du prototypage, permettant alors de tester le produit à chaque phase de son développement à partir de la phase embryonnaire.

Comme je le disais, au-delà du digital design et de la CAO, l’imprimante 3D constitue le véritable pilier de notre démarche innovante. »

 

Et les clients ? S’y retrouvent-ils dans ce processus de conception ?

« Pour nos clients c’est clair : notre démarche et politique de prototypage rapide sont une véritable valeur ajoutée.

Comme je l’ai dit, une fois que l’on voit la pièce, on peut faire plus rapidement et plus efficacement des modifications dessus car on se rend mieux compte.

Bien sûr, les modifications sont parfois amenées à être importantes mais cela permet d’avancer bien plus vite en conception et développement, en garantissant notamment une certaine performance ergonomique technique et esthétique puisque le produit a pu être physiquement testé. »

 

L’impression 3D offre la possibilité d’imprimer des pièces en différents matériaux. Avec quel matériau réalisez-vous vos prototypes ?

« L’impression 3D est l’appellation grand public désignant les procédés de fabrication de pièces volumiques que l’on dit par agglomération de matière ou par fabrication additive. Et cette technologie offre effectivement une pluralité de choix de matériaux.

Chez BP Design, nous possédons une imprimante 3D à dépôt de fil FDM qui permet de réaliser des prototypes en PLA qui est un matériau plastique écologique.

Le PLA nous permet de produire des prototypes avec une qualité presque similaire à l’ABS qui est un autre matériau plastique que l’on retrouve très souvent dans les appareils commercialisés (petit électroménager par exemple).

Le PLA est un matériau très intéressant pour nous. Il évolue constamment et aujourd’hui nous privilégions le PLA renforcé. Ce nouveau matériau est composé de filaments plus costauds nous permettant de réaliser des maquettes techniques avec par exemple des engrenages ou des pièces mobiles. »

 

 

Comment voyez-vous évoluer la technologie de l’impression 3D ?

« En termes d’innovation et de capacités, l’impression 3D c’est le présent et le futur. On commence déjà à voir des imprimantes 3D en stéréolithographie abordables sur le marché.

Du côté des particuliers, je pense qu’il n’est pas illusoire d’imaginer d’ici quelques années l’imprimante 3D comme la pièce à côté de la machine à laver. »